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Antarès, la genèse…

le 16 Juin 2013

antarèsAntarès est mon second roman, que j’ai écrit presque d’un seul jet l’année dernière, pendant la vague de froid de l’hiver 2011-2012. Les informations nationales ne cessaient de répéter que les usines de production électrique « allaient tenir le coup ». Et à force d’entendre ce leitmotiv, je me suis laissée aller au fameux « Et si ?… » Et si elles ne « tenaient pas le coup » ? Et si la vague de froid ne durait pas trois semaines, mais trois ou quatre mois ? Et si….

C’est donc calfeutrée chez moi que j’ai entrepris l’écriture d’Antarès, avec un objectif principal : rester dans le possible. Je voulais un roman d’atmosphère, d’attente, et de questionnement.

Comme dans la vraie vie, vous savez ? Lorsque vous entendez, ou lisez, que l’on vient de découvrir que dans tel ou tel pays les cadavres sont recyclés en nourriture humaine – et j’ai vraiment lu un truc de ce genre ! Vous ouvrez des yeux ronds en pensant à une blague de – très – mauvais goût, puis vous n’en entendez jamais plus parler… Ça reste quelque part, à la lisière de votre conscience, mais vous n’aurez jamais le fin mot de l’histoire.
Des informations « folles » de ce genre, on en a tous lues ou entendues. Et si l’une d’elles était vraie ? Et si…

Rester dans le « peut-être » est un exercice très difficile pour un écrivain. Car aussi bien le lecteur que le créateur souhaite, même inconsciemment, une réponse… quelle qu’elle soit. Mais dans la « vraie vie », en fait, on obtient rarement la clef de l’énigme ! Je voulais avant tout créer des impasses, des « champs du possible ». Aux lecteurs de tirer leurs propres conclusions…

Après les excès de L’ Heure du Tigre, je souhaitais également changer de style. photo_auteur2Mes lecteurs de la première heure le savent, j’aime le lyrisme, les personnages au caractère bien trempé, la profusion – de sentiments, d’émotions, d’actions, etc. Mon but était, cette fois, de parvenir à une sobriété presque sèche, comme un vieux film en noir et blanc des maîtres du genre. De la sobriété, plus de distance envers mes personnages, et une intrigue « resserrée », dense. Je ne sais pas si j’y suis parvenue, mes lecteurs me le diront !

Je suis maintenant passée à un tout autre style, avec une saga que j’ai commencée il y a quelques mois, et dont les deux premiers tomes sont déjà bien avancés. C’est donc des brumes irlandaises du 19ème siècle que je vous écris maintenant, mais mes héros ont encore Antarès dans leurs cieux pour les guider !

 


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