L'édition au service des Auteurs

Interview auteur : Christophe Baniol

le 21 Avr 2015

Christophe se prête à son tour au jeu de l’interview auteur.

Rappel du principe : 10 réponses au moins parmi une vingtaine de questions qui sont proposées à nos auteurs.

De quoi vous permettre de mieux connaître l’auteur du tout récent Dossard 1112, son premier titre publié le 20/04.

auteur_numQu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

D’une certaine manière la littérature a toujours été dans ma vie. Mon père, professeur de français a publié un roman chez Albin Michel quand j’étais gamin et j’ai un souvenir ému du jour ou en famille nous nous sommes précipités chez un libraire pour découvrir « le livre de Papa ! ». Les livres ont toujours occupé une grande place à la maison, physiquement comme dans les conversations. Le foot et les filles m’ont écarté du sujet à l’adolescence avant que j’y revienne à vingt ans passés par la grâce d’une amoureuse fan de Proust ! Le déclic m’est venu en découvrant Djian. Pour la première fois, je découvrais une littérature vraiment accessible et je réalisais que la vie quotidienne bien racontée pouvait devenir passionnante. Vers 25 ans j’ai d’abord écrit plusieurs nouvelles avant de commettre un premier roman qui n’avait pour valeur que le papier sur lequel les imprimantes de l’époque l’avaient péniblement imprimé ! J’ai commis quelques poèmes énamourés aussi à l’époque avant d’abandonner. La carrière a ensuite pris le dessus, puis la famille. Une bonne quinzaine d’années sans écrire autre chose que des discours de mariage ! Et puis ma vie a pris une autre tournure et l’écriture s’est imposée…


Vous écrivez le matin, le soir, la nuit ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

Mes séances d’écriture sont très directement dictées par mes contraintes professionnelles. Du coup j’écris rarement le matin même si j’ai remarqué que mes rares séances matinales sont particulièrement productives. Le soir, mes séances sont plutôt courtes, une heure environ, car la journée a été longue et souvent exigeante nerveusement. Par contre beaucoup d’idées me viennent en faisant du sport, essentiellement en course à pied et vélo. La transposition sur le papier est ensuite presque simple.


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

J’aime ausculter très objectivement mes états d’âme, leurs tenants et aboutissants et les coucher sur le papier. La plupart de nos sentiments sont universels, mais finalement peu d’entre nous prennent vraiment le temps de mettre les mots justes dessus. L’écriture a cette vertu.
Au-delà, l’observation du monde qui nous entoure est une source d’inspiration inépuisable. Sur les sujets qui me tiennent à cœur, j’essaie alors de réfléchir vraiment et former une opinion qui m’est propre en dépassant si possible le prêt à penser.


En dehors de l’écriture, vous avez des hobbies ou d’autres passions artistiques ?

Le sport bien sûr et sous toutes ses formes. J’ai joué au football en club pendant vingt-cinq ans et le sport s’est longtemps résumé pour moi au ballon rond qui m’a littéralement obsédé. L’âge venant je suis passé à des activités plus respectueuses du corps et c’est ainsi que j’ai découvert le triathlon. Contrairement à l’image qu’on peut en avoir de l’extérieur, le mélange de trois sports sur des chaînes musculaires et articulaires différentes s’avère très bon pour l’organisme.
En dehors du sport, l’univers du cinéma me fascine et la magie d’un bon film en salle a peu d’égales. Et puis il y a les voyages, ceux au long court surtout que j’enchaîne depuis toujours ou presque.


D’autres projets d’écriture en cours ? Si oui, pouvez-vous en parler ?

Je pense à des récits de voyage justement. C’est un genre qui m’a toujours fasciné. Albert Londres, Nicolas Bouvier, Théodore Monod ou Sylvain Tesson plus récemment sont des écrivains qui m’ont toujours inspiré. Après avoir parcouru une bonne partie du monde j’ai peut-être matière à raconter quelques jolies choses dans ce domaine…


Que pensez-vous de l’édition numérique (avantages/inconvénients)

La supériorité du support numérique ne fera de doute pour personne d’ici quelques années. Le prix, la mobilité, le confort de lecture, les possibilités d’annotations ou d’agrandissement des caractères sont des avantages fondamentaux. Avant la fin de la décennie le livre papier aura acquis le petit parfum vintage des disques vinyles d’aujourd’hui. Selon moi, l’essentiel du marché aura migré vers le numérique.


Vous êtes plutôt chien ou chat ? Vanille ou chocolat ? Thé ou café ?

Carrément chat ! Les chiens m’ont toujours fait un peu peur (mordu plusieurs fois gamin !) et j’adore l’affection orgueilleuse des chats ainsi que leur élégance (cf. « La chatte » de Colette, merveilleux petit roman). Sinon, chocolat très noir, en toutes circonstances ! Et puis un jeton sur le thé… sauf en Italie bien sûr !


À travers vos livres, quel(s) message(s) souhaitez-vous véhiculer ?

Je n’ai pas la prétention de véhiculer un message en particulier. Je n’ai pas de cause à défendre !


En publiant un livre, quel est votre objectif principal ?

J’écris d’abord pour moi. C’est une de mes façons d’exister. Avec le temps j’ai remarqué que mes phrases pouvaient toucher, mes proches d’abord, des moins proches ensuite. C’est ce qui m’a incité à publier. La principale idée derrière est sans doute celle du partage. Au-delà, et plus prosaïquement, l’aventure d’une édition me semblait la peine d’être vécue !


Pourquoi avoir choisi les Éditions HJ pour publier votre ouvrage ?

Le monde de l’édition apparaît très fermé de l’extérieur. L’on ressent très bien que les chances de publication pour un auteur sorti de nulle part relèvent de la loterie. Les éditions EHJ et leur mode de fonctionnement original ouvrent d’autres opportunités. Une fois retenu par EHJ, l’efficacité et le professionnalisme du processus éditorial m’ont épaté. Tout est vraiment réfléchi et l’auteur qui souhaite s’investir a tous les outils pour réellement accompagner la finition puis la sortie de son ouvrage.


Un conseil que vous donneriez à une personne qui se lance dans l’écriture de son premier livre ?

En ressentir l’impérieux besoin ou peut-être même plus : ne pas pouvoir faire autrement !


Un livre réussi, pour vous, qu’est-ce que c’est ?Dossard 1112

Un livre dont l’écriture a fait du bien à son auteur, d’abord, l’a rendu heureux, l’a apaisé. Et puis bien sûr un livre qui touche son public, aussi étroit soit-il d’ailleurs.


Vous êtes plutôt voiture ou vélo ? Mer ou montagne ? Cinéma ou télévision ?

La voiture m’ennuie et ce qu’elle représente me dérange. Le vélo m’inspire. Nager interminablement en mer n’a comme égal que dévaler une piste vierge à ski. Donc un partout sur ce match ! Le cinéma résiste encore et toujours à l’envahissement de notre quotidien par les écrans : c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose de très spécial à s’enfermer avec plusieurs centaines de personnes dans une salle obscure non ?


Posez-vous une question qui ne fait pas partie de cette liste et répondez-y.

Vous semblez très attaché au style non ?
Oui, complètement. Parfois la bonne phrase jaillit d’elle-même, parfois il faut corriger, corriger et corriger encore avant de parvenir à un résultat. Le défi est de rester irréprochable sur le sens tout en conservant une certaine économie de mots. Je tiens beaucoup au rythme aussi, essayant d’imaginer le texte lu à voix haute pour en ressentir la fluidité presque physiquement. Ce jeu de mots au sens propre est l’un des plaisirs les plus forts de l’écriture pour moi.


Le blog de Christophe Baniol est à découvrir à cette adresse

 


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