L'édition au service des Auteurs

Interview auteur : Hervé Heurtebise

le 6 Avr 2014

Et voilà l’interview-auteur d’Hervé Heurtebise.

Rappel du principe : 10 réponses au moins parmi une vingtaine de questions qui sont proposées à nos auteurs.

De quoi vous permettre de mieux connaître qui se cache derrière le Journal d’un proctologue et autres nouvelles.

Hervé Heurtebise
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

Ce sont les mots qui m’ont donné envie d’écrire. J’ai une vraie passion pour les mots, cela remonte à tout petit. Par contre, j’ai commencé à écrire tardivement, au lycée, vers dix-sept, dix-huit ans, des poèmes, des petits textes… Et ce n’était franchement pas terrible !


Vous écrivez le matin, le soir, la nuit ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

J’écris surtout le soir et la nuit. Il est rare que je me couche avant deux heures du matin, j’aime vraiment ces moments où rien ne vous dérange.


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Je n’ai aucune imagination. Je prends des faits, mes souvenirs ou des événements qui sont arrivés à des proches et je les distords. Mon entourage n’a aucun mal à savoir où j’ai puisé tel ou tel élément de mon récit.


En dehors de l’écriture, vous avez des hobbies ou d’autres passions artistiques ?

Il ne se passe pas un jour sans que je joue de la guitare mais ma première maîtresse est la peinture. Mon plus ancien souvenir du plaisir de peindre date de la maternelle, j’avais fait un arbre. Je peins par cycle, je vais faire une série sur plusieurs mois puis ne pas toucher un pinceau pendant deux ans. Par contre, je dessine tout le temps. Et depuis l’âge de douze ans, je fais aussi de la photo. C’est un art très proche de la peinture.


D’autres projets d’écriture en cours ? Si oui, pouvez-vous en parler ?

Je viens de finir une nouvelle sur le voisinage qui sortira dans un ouvrage collectif aux éditions Hélène Jacob, bien sûr. Et un autre recueil de nouvelles est en route.


Que pensez-vous de l’édition numérique (avantages/inconvénients) ?

Je pense qu’il y a un faux débat sur le livre numérique. L’édition numérique ne tuera pas l’édition papier, les gros lecteurs en numérique sont de gros consommateurs de livre papier. Par contre, je pense que les grosses maisons d’éditions traditionnelles n’ont pas su prendre le virage du numérique, comme les maisons de disques avant elles.


Comment imaginez-vous l’avenir de l’édition (en France, en particulier) ?

Je pense que le monde de l’édition est en train de faire sa révolution comme l’informatique l’a fait à partir des années 2000 ou plus récemment encore le monde de la téléphonie mobile.


Vous êtes plutôt chien ou chat ? Vanille ou chocolat ? Thé ou café ?

Définitivement café, bien plus qu’il ne le faudrait. Mais j’en bois moins qu’avant.


Si vous écrivez sous pseudo, pourquoi et comment l’avez-vous choisi ?

Avant d’être publié, j’ai toujours écrit sous pseudo, que je mettais au frontispice de mes petits recueils de poèmes photocopiés que je distribuais à mes proches. Je trouvais franchement prétentieux d’y inscrire mon propre nom. Mais il s’avère que le pseudo que je m’étais choisi, il y a une vingtaine d’années, est le vrai nom du chanteur d’un obscur groupe de rock. J’ai dû me résoudre à publier sous mon nom.


Votre musique préférée ? Écrivez-vous en musique ?

En musique, j’ai deux amours : Gainsbourg et Mozart, mais j’ai besoin du silence pour écrire.


Des auteurs de référence à citer qui influencent votre écriture ?

Les deux premiers auteurs qui me viennent à l’esprit sont Pierre Desproges et Philippe Delerm. Et à la réflexion, Gainsbourg aussi. Je vous conseille la relecture du texte de Cargo Culte.


À travers vos livres, quel(s) message(s) souhaitez-vous véhiculer ?

Je n’ai pas la prétention de transmettre un message à travers mes écrits. Si le lecteur a passé un bon moment, a ressenti ce que j’ai tâché de lui communiquer, c’est déjà beaucoup.


En publiant un livre, quel est votre objectif principal ?

L’objectif principal d’une publication est évidemment d’être lu en dehors du cercle des intimes. On écrit peut-être d’abord pour soi, mais on écrit surtout, avant tout, pour être lu.


Pourquoi avoir choisi les Éditions HJ pour publier votre ouvrage ?

J’aime bien cette idée de structure associative, d’être ensemble pour mener à bien un projet. C’est cet état d’esprit et cette vision commune de la littérature qui m’ont fait me rapprocher des EHJ.


Un conseil que vous donneriez à une personne qui se lance dans l’écriture de son premier livre ?

Écrire, écrire, écrire. Ce n’est pas le résultat final qui importe mais le chemin.


Un livre réussi, pour vous, qu’est-ce que c’est ?

Le livre réussi celui qui vous fait crever de jalousie de ne pas l’avoir écrit.


Si vous écrivez uniquement dans un genre précis, êtes-vous attiré par d’autres types de littérature pour de futurs ouvrages ?

Chaque fois que j’ai tenté de faire autre chose, de me lancer dans un autre genre, je n’ai pas réussi à produire quoi que ce soit de vraiment bon. J’en suis à un stade où je sais à peu près faire quelque chose et je tâche de le faire du mieux que je peux.


Quelles phases émotionnelles avez-vous traversées au fil de la création de votre livre (écriture, envoi de manuscrit, signature de votre contrat, publication, etc.) ?

La rédaction du Journal d’un proctologue a été très longue. Alors que le texte est particulièrement court, il m’a fallu plus de deux ans pour le rédiger. J’ai bloqué près de neuf mois sur la seconde partie du récit qui remuait en moi trop de choses douloureuses. À partir du moment où le manuscrit a été accepté, ça n’a été que du plaisir et des moments de vraies grandes joies.


Vous êtes plutôt voiture ou vélo ? Mer ou montagne ? Cinéma ou télévision ?H.Heurtebise - Journal d'un proctologue

Ceux qui ont lu Le Sport, la seconde nouvelle du Journal d’un proctologue connaissent mon amour immodéré pour le vélo et les cyclistes.


Si c’était à refaire, est-ce que vous réécririez votre ou vos livres de la même façon ?

Je ne changerais pas une virgule à ce qui a été publié, non pas que les textes soient parfaits, mais ils sont ce qu’ils devaient être avec leurs qualités et leurs défauts. Par contre, j’étofferais le recueil de deux ou trois nouvelles, car sa brièveté lui a été beaucoup reprochée.


Posez-vous une question qui ne fait pas partie de cette liste et répondez-y.

« Quel est le livre qui vous a fait aimer la lecture ? »
J’ai découvert en 6ème le vrai plaisir de la lecture avec Un sac de billes, de Joseph Joffo.

 


Les lecteurs d’Hervé peuvent lui écrire à l’adresse suivante :
journaldunproctologue[at]gmail.com

Nous vous invitons aussi à le suivre sur Facebook : voir sa page

(L’auteur précise à toutes fins utiles : « N’hésitez pas à prendre contact avec moi, je suis une vieille chose bourrue mais je ne mords pas. Pas encore. »)

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