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Interview auteur : Jean-Pierre Taurel

28 Oct 2014 | Interviews auteurs | 0 commentaires

Jean-Pierre se prête à son tour au jeu de l’interview auteur.

Rappel du principe : 10 réponses au moins parmi une vingtaine de questions qui sont proposées à nos auteurs.

De quoi vous permettre de mieux connaître l’auteur de la trilogie Les trois âges, dont le dernier volume (La blonde au « Chant d’arômes ») est sorti il y a quelques semaines.

Couv-SN-006_moyenneQu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

Cet entretien commence bien mal ! Quand ai-je eu envie d’écrire ? Mais toujours… rarement c’est vrai sur du papier et bien souvent dans les replis d’un cerveau qui cherchait à s’évader du quotidien.
Autant que je puisse me souvenir et dès mon enfance, j’ai construit des histoires qui jour après jour, évoluaient selon mes désirs et aussi mes angoisses avec le plaisir d’être le maître d’un royaume à ma convenance.
Une fois, je me suis ouvert à un ami de cette pratique, à mes yeux bien ordinaire. Je lui ai donc raconté les dernières aventures qui couraient en moi et bien longtemps plus tard, je revois ses yeux étonnés et quelque peu compatissants : il pensait… « Le pauvre, il est fou ».

Je répondrais avec plus de facilité à l’autre volet de la question : qu’est-ce qui m’a donné envie de bourlinguer au cœur de ces histoires ?
C’est un souvenir qui répond à ma place. Un enfant, seul dans le pré d’une ferme du Périgord, il ne comprend pas pourquoi sa mère l’a déposé chez cette vieille tante, mais il se doute d’une machination.
On l’a éloigné de son village, le temps des obsèques de son père.
J’ai pensé ce jour-là qu’on ne voulait pas de moi et j’ai décidé de supprimer les intermédiaires et d’écrire moi-même ma vie.


Vous écrivez le matin, le soir, la nuit ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

J’écris plus volontiers l’après-midi, lorsque d’autres tâches ne m’obligent pas à abandonner mon portable et aussi parfois le matin. La nuit jamais, la nuit je dors avec délice d’un sommeil délicieux dont la régularité rend jaloux tous les insomniaques.
Pour être complet, je construis mes histoires, en marchant, dans la cour du Louvre, le long du quai des Orfèvres, dans l’intimité de la place Dauphine ou du square Jean XXIII… je marche et je ferraille avec des conflits ou des amours qui m’attristent ou me font sourire.
Plus étonnant peut-être, je m’adonne trois fois par semaine à deux heures de gymnastique d’entretien, du cardio-fitness comme ils disent, et pendant ces séances de transpiration, j’écris, j’écris en silence et mes amis qui me connaissent respectent cet isolement.


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Ici aussi, j’ai beaucoup de mal à répondre, elles sont multiples, ces sources et pourtant, j’ai le sentiment de répéter toujours la même histoire. Pourtant, qu’y a-t-il de commun entre David, un jeune juif de Tolède, sous l’inquisition espagnole au XVIe siècle et Giaco, né sur les hauteurs du Comté de Nice encore italien ?
Quel lien unit Helena, médecin spécialiste du Sida à l’hôpital Saint-Louis et Marcelin, le gynécologue-accoucheur de l’hôpital Saint-Antoine ? Ici, c’est facile… ils sont l’une et l’autre médecin et puis, ils ont eu une relation amoureuse torride bien qu’ils ne se connaissent plus… et ils vont devenir amis.


En dehors de l’écriture, vous avez des hobbies ou d’autres passions artistiques ?

J’aime la peinture moderne, les expositions, le jazz et au-dessus de tout, j’aime ma ville que je sillonne en long et en large, une ville qui m’inspire et qui m’apaise malgré ses bruits, ses crottes de chien et sa population anonyme.
J’ai aussi une autre passion, mais souffrez qu’elle reste secrète, car elle n’intéresse que moi.


D’autres projets d’écriture en cours ? Si oui, pouvez-vous en parler ?

Oui, j’écris un roman situé dans le milieu du négoce du vin, quai des Chartrons à Bordeaux. Une histoire de trésor caché dans un vieux fort construit par Vauban sur l’estuaire de la Gironde… c’est enfin une intrigue bâtie sur une usurpation d’écriture… mais j’en ai déjà trop dit.


Que pensez-vous de l’édition numérique (avantages/inconvénients) ?

L’édition numérique, c’est maintenant ! Elle est jeune, dynamique, elle n’a pas peur et elle ne croule pas sous des tonnes de papiers poussiéreux.
L’édition numérique rejoindra en France avec retard, ce qu’elle est devenue aux USA et malgré la phrase formatée qu’on entend lorsqu’on parle à beaucoup de fichiers numériques :
— Moi j’aime lire en sentant le papier et en cornant mon livre en fin de lecture…
Beaucoup y viendront, pour autant que la lecture sur PC, Smartphone et tablettes devienne plus attractive et les chapitres des ouvrages plus courts pour s’adapter aux transports urbains.


Si vous écrivez sous pseudo, pourquoi et comment l’avez-vous choisi ?

Je n’écris pas sous pseudo… mais j’ai un pseudo qui me caractérise sur mon site. Ce docteurto s’est imposé à moi, facilement, et je n’ai pas fait de gros efforts pour le découvrir ! Docteur Jean Pierre Taurel s’est muté en Docteurto.


Votre musique préférée ? Écrivez-vous en musique ?

J’aime la musique classique et j’aime le jazz, mais je n’écris pas en musique, précisément parce que je l’aime trop pour la partager avec une autre activité.
J’écoute la bibliothèque musicale de mon Smartphone en marchant dans Paris, c’est très agréable et je me souviens, dans les vieilles rues du Ve arrondissement, de la cave de « La Huchette », du « Slow-club » et du « Golf-Drouot » et aussi de la musique de Claude Luther qui jouait souvent avec Sydney Bechet. J’ai connu le Swing et les filles légères que nous faisions passer au-dessus de notre épaule. Qu’il est loin, le Café d’Angleterre et le Golf-Douot où se produisait le tout jeune Jean-Philippe Smet…


Des auteurs de référence à citer qui influencent votre écriture ?

Ils sont nombreux, bien sûr, à commencer par le docteur Destouches, alias Céline dont je hais le personnage, mais dont j’admire l’auteur. Si je devais n’en retenir qu’un seul, ce serait Marcel Pagnol, dont j’ai toujours senti la respiration sensible derrière ses Souvenirs d’enfance ».Les 3 âges
Qui ajouter : Fabrice Humbert, Inge Scholl et bien d’autres… la liste serait indigeste.


En publiant un livre, quel est votre objectif principal ?

En faisant publier mes romans par les Éditions Hélène Jacob, mon objectif était d’aller jusqu’au bout du processus, pour découvrir et apprendre de ce monde nouveau pour moi… le monde de l’édition numérique.
Je ne recherche ni la gloire ni la fortune, tout au plus, peut-être le souhait d’être aimé…


Pourquoi avoir choisi les Éditions HJ pour publier votre ouvrage ?

C’est le blog M.I.A qui m’a fait abandonner les Éditions de L’œuvre (éditeur classique) pour me ranger dans le petit bataillon, à l’époque, de la maison EHJ.
Indiscutablement, la détermination, la clarté et l’intelligence d’Hélène m’ont séduit. Je retrouve d’ailleurs la même énergie dans les tutos de notre éditrice, tutos qui me sont très utiles.


Les lecteurs de Jean-Pierre peuvent lui écrire à l’adresse suivante :
docteurto[at]gmail.com

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