L'édition au service des Auteurs

Interview auteur : Marie-Pierre Bardou

le 4 Avr 2014

Aujourd’hui, c’est Marie-Pierre qui se lance dans l’interview auteur.

Rappel du principe : 10 réponses au moins parmi une vingtaine de questions qui sont proposées à nos auteurs.

De quoi vous permettre de mieux connaître la personne qui se cache derrière les romans L’heure du tigre, Antarès, et la saga Dia Linn.

Marie-Pierre Bardou
Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

Ce sont les livres qui m’ont donné envie d’écrire ! Les livres qui traînaient partout chez mes parents, mes grands-parents, voir tout le monde plongé dans un bouquin… À 8 ans, je me suis lancée dans une nouvelle (bon, ce n’était pas un chef-d’œuvre ! ^-^) et je ne me suis jamais arrêtée.


Vous écrivez le matin, le soir, la nuit ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

Plutôt le matin, quand je peux, parce que mes neurones sont encore frais ! 🙂 Je ne planifie pas mes séances, mais je sais que quand j’ai un jour de repos je vais passer au moins 3 ou 4 heures à écrire.


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Avant tout, mon imagination – c’est souvent en voiture, pendant que je conduis, ou encore sous la douche que me viennent mes idées ! En faisant la vaisselle aussi… Sinon, je prends tout : les conversations au boulot, les remarques anodines, les faits divers, les anecdotes…


En dehors de l’écriture, vous avez des hobbies ou d’autres passions artistiques ?

Les voyages surtout, je suis née à l’étranger et j’ai beaucoup voyagé – pas assez à mon goût ! Je suis nulle dans tout ce qui est « pratique » (couture, tricot, bricolage…) je n’ai aucune patience et j’ai tendance à bâcler. Vite fait, mal fait.^^ Sauf en cuisine, je me débrouille. J’aime bien remuer la terre aussi, même si je fais crever à peu près tous les végétaux qui croisent ma route, je persiste pour leur plus grand malheur !


Mp.Bardou - L'Heure du TigreD’autres projets d’écriture en cours ? Si oui, pouvez-vous en parler ?

Ma saga historique me prend beaucoup de temps, mais je m’organise bien finalement, donc en parallèle je teste d’autres genres. Des nouvelles, par exemple ; et je suis en cours d’écriture d’un roman de fantasy, un genre inédit pour moi ! Je l’écris entre 2 tomes de Dia Linn, c’est amusant : aucune contrainte liée aux faits historiques, c’est de la pure imagination…


Que pensez-vous de l’édition numérique (avantages/inconvénients) ?

Je suis une amoureuse des livres papier, mais je me suis vite mise en même temps au numérique. En fait, les deux sont complémentaires : difficile d’ouvrir un pavé de 500 pages quand vous êtes coincé dans les embouteillages ou sur votre vélo de gym ! Le numérique est plus facilement accessible, il permet aussi des échanges, des connexions avec ses lecteurs et les autres auteurs. Je resterai toujours une adepte des livres traditionnels, mais le numérique a trouvé sa place. L’important, c’est la lecture. Si, demain, on inventait un système permettant de lire en projection sur n’importe quel support, je serais la première à le tester !


Comment imaginez-vous l’avenir de l’édition (en France, en particulier) ?

On voit l’essor des auto-publiés, plébiscités par les lecteurs et dédaignés par les maisons d’édition traditionnelles. Les petites maisons d’édition, comme EHJ, aux concepts novateurs et qui ne restent pas figées dans un fonctionnement qui ne correspond plus à la réalité, sont l’avenir. Je pense que les éditeurs « classiques » devront s’adapter ou mourir.


Vous êtes plutôt chien ou chat ? Vanille ou chocolat ? Thé ou café ?

Les 2… chocolat… caféééééééééééé ! Et si j’ai tout en même temps, alors là c’est le bonheur absolu !


Votre musique préférée ? Écrivez-vous en musique ?couverture_intérieur_ebooks

Quand j’écris, quand je lis, le silence est ma musique. D’ailleurs, je crois bien que c’est ma musique préférée ! Sinon j’aime le rock, un peu de classique. Mais je n’y connais pas grand-chose.


Des auteurs de référence à citer qui influencent votre écriture ?

Oh là là, il y en a tellement ! Des grands classiques comme Dumas qui ont empli mon enfance d’aventures, de Druon et son Histoire, à Dostoïevski qui reste pour moi LE génie, fiévreux et maladif, des mots… Je peux aussi citer l’ironie subtile d’une Jane Austen, l’écriture puissante d’un Ellory… Dans les modernes, j’aime beaucoup Donna Tartt, DOA, Jo Nesbø. Et j’en découvre tous les jours ! Je cherche surtout à atteindre la sobriété en écriture. Les effets de style, les grandes envolées lyriques, tout cela est très beau mais c’est l’histoire qui prime, le récit : le style n’est que l’emballage, le véhicule ; et je crois que l’épure est ce qu’il y a de plus difficile, et de plus puissant. Les dernières lignes du roman d’Henning Mankel, « L’homme inquiet », sont les plus belles, les plus désespérantes que j’ai pu lire. Un jour, j’atteindrai peut-être cette quasi-perfection.


En publiant un livre, quel est votre objectif principal ?

Proposer un monde, mon monde. Dans la série Dia Linn, j’ai fait beaucoup de recherches historiques, j’ai abordé des époques et des sujets dont je ne connaissais rien à l’origine. Je crois que j’adore autant la phase de recherche, de découverte, que celle de l’écriture ! C’est avant tout un décor que l’on pose, une atmosphère. Raconter une histoire, tout simplement.


Pourquoi avoir choisi les Éditions HJ pour publier votre ouvrage ?

Parce que je ne crois pas aux maisons d’éditions traditionnelles, parce que je suis allergique à certains aspects de leur fonctionnement – le système du pilon, le fait de privilégier systématiquement certains auteurs « qui vendent » au détriment de la qualité… Et aussi, parce que je connais Hélène depuis longtemps, et que je sais qu’avec elle, on est sur les rails. Pas de place pour l’à peu-près, l’amateurisme. Elle s’est toujours lancée à fond dans tout ce qu’elle faisait. Donc, j’avais confiance. Et l’équipe, Gaël, Seb et Mélanie, est top. Je trouve leur implication et leur professionnalisme largement à la hauteur de ce que j’en attendais. Non, non, je ne cherche pas à obtenir une faveur ! – quoique… en réfléchissant… 🙂


Mp.Bardou - Dia Linn 1Un conseil que vous donneriez à une personne qui se lance dans l’écriture de son premier livre ?

Plusieurs, même ! Le premier, c’est de conserver « la flamme », quoi qu’il arrive. Écrire est une aventure solitaire, un aboutissement personnel. Conserver ce bonheur, c’est essentiel. Sans cela, on perd tout le reste.
Ensuite, c’est de rester humble. Même si on a la sensation – à tort ou à raison – d’avoir accouché du chef d’œuvre du siècle ! Ne pas se sentir connement supérieur, tout ça parce que « on écrit », écouter les conseils, être capable d’entendre les critiques, respecter les autres, rester à sa place. Personne ne nous attend, nous ne sommes pas Stephen King, encore moins Baudelaire !
Et enfin, c’est : le travail. L’écriture, c’est comme la cuisine. Il y a une part de spontanéité, mais aussi une grande part de maîtrise. Et long est le chemin…


Un livre réussi, pour vous, qu’est-ce que c’est ?

C’est un livre que je n’oublie pas.


Si vous écrivez uniquement dans un genre précis, êtes-vous attiré par d’autres types de littérature pour de futurs ouvrages ?

Oh oui ! J’ai testé la litté générale, la fiction historique, je me lance dans la fantasy, et j’ai aussi très envie, plus tard, d’essayer un genre que j’adore lire mais que je n’ai jamais été capable d’écrire : le polar. Ce sera mon prochain challenge !


Quelles phases émotionnelles avez-vous traversées au fil de la création de votre livre (écriture, envoi de manuscrit, signature de votre contrat, publication, etc.) ?Mp.Bardou - Dia Linn 2

Le plus difficile, pour moi, est d’attendre le retour de mes correcteurs attitrés. Quand j’ai des retours positifs, alors je sais que c’est gagné, que le livre est bon.
Sinon j’ai toujours ce petit pincement au cœur quand je télécharge mon manuscrit sur le site pour le soumettre à l’équipe : après tous ces mois d’écriture, de relectures, de corrections… c’est un peu comme si je l’abandonnais !
Ma cerise sur le gâteau, c’est la couverture : je suis une fan absolue des couvertures EHJ, j’attends les miennes comme une gamine attend sa première poupée Barbie !


Posez-vous une question qui ne fait pas partie de cette liste et répondez-y.

« Quelle est LA grande question sur l’humanité à laquelle vous aimeriez pouvoir répondre ? »
Heu… Pourquoi est-ce qu’on se met à appuyer plus fort sur les touches de la télécommande quand les piles sont mortes, et qu’on le sait ?

 


Les lecteurs de Marie-Pierre peuvent découvrir son site à l’adresse suivante :
http://www.mpbardou.com/

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