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Interview auteur : Marie-Sophie Kesteman

22 Juil 2014 | Interviews auteurs | 3 commentaires

Marie-Sophie répond à son tour à l’interview.

Rappel du principe : 10 réponses au moins parmi une vingtaine de questions qui sont proposées à nos auteurs.

De quoi vous permettre d’en savoir plus sur l’auteur de Le Livreur, sorti hier 21/07.

12858_1293494417091_5447992_nQu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

A vrai dire, mon grand père était vice-président des écrivains belges de langue française, et grand poète ; depuis toute petite, j’ai toujours été baignée dans le bain de l’écriture.
Aussi, c’est tout naturellement que j’ai été contaminée par le virus de la rime et que j’ai commencé à poser des vers sur papier alors que j’avais huit ans.
L’esquisse de mon tout premier roman remonte à mes dix ans. Je l’ai encore quelque part : il faisait soixante pages. Non ! N’insistez pas, je ne vous le laisserai pas lire, il est trop affreux.


Vous écrivez le matin, le soir, la nuit ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

Une planification ? Voilà bien un mot qui est exclu de mon vocabulaire ! J’écris quand je sens que j’ai besoin d’écrire ou que j’ai envie d’écrire. Et pour tout vous avouer… j’écris toujours à des endroits et des moments où je ne devrais pas. Par exemple… le roman « Le Livreur » a été quasi exclusivement écrit durant mes cours à l’université ou au beau milieu de la nuit, lorsque je devrais dormir.
J’adore aussi écrire dans le bus ! Les personnes qui y transitent me sont d’une grande inspiration.


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Mince, j’ai déjà en partie répondu à la question ! Donc, le bus. On y croise des personnes parfois très singulières.
A vrai dire, j’ai énormément de sources d’inspiration : la culture japonaise comme les mangas, les reportages historiques d’Arte, les livres que je lis, les films que je regarde, les personnes que je croise dans la rue, les discussions que je grappille aux terrasses des cafés…
J’aime aussi me promener en forêt, armée de mon appareil photo, pour me confectionner une banque d’images où piocher lorsque j’ai besoin de décors.
Mais surtout, je puise mon inspiration dans les personnes qui m’entourent. Aussi, si vous faites bien attention, vous retrouverez dans les caractères de mes personnages des traits qui sont tirés des qualités et des défauts de mes amis, voire des miens.
Certains événements de mes romans revêtent également un caractère tout personnel, voire intime. J’avoue appréhender la publication de certains de mes écrits, pour ces raisons. Écrire, c’est un peu comme marcher nue devant des millions d’inconnus…


En dehors de l’écriture, vous avez des hobbies ou d’autres passions artistiques ?

Tant que j’ai parfois du mal à me focaliser ! Je lis beaucoup, bien sûr ! Pas seulement de la « grande littérature classique ». J’adore les romans pour young adultes, voire pour jeunes adolescents : elle permet de rêver. La littérature classique… beaucoup moins. Et moi, j’aime rêver.
Sinon, j’ai une véritable passion pour tout ce qui touche à la culture japonaise et notamment pour les mangas et les animes. Je dois avoir vu et lu tous ce qui est sorti. Il a quelque chose de très théâtral dans leur réalisation et j’adore ça !
Sinon, j’aime beaucoup le théâtre, la voile (je pratique depuis que j’ai six ans), la peinture (acrylique), le dessin, le sport (bon, d’accord ça se voit pas…), la cuisine (ça ça se voit un peu plus !).


D’autres projets d’écriture en cours ? Si oui, pouvez-vous en parler ?

Oui, bien entendu. Non, je ne peux pas en parler… C’était si bon que la C.I.A. a réquisitionné le manuscrit.
Non, plus sérieusement, j’ai deux gros projets en cours.
Le premier est un très vieux projet… Il s’agit en fait de mon tout premier roman, dont je vous ai déjà parlé. En fait, depuis une dizaine d’années, je le travaille et le ponce jusqu’à ce qu’à ce que j’obtienne ce que je jugerai être la perfection. Celui-là est mon bébé, je n’accepterai jamais rien de moins que la perfection. Il est dans un style très différent du Livreur. C’est une saga d’ « Heroic Fantasy » en cinq tomes. Je suis en train d’en écrire le quatrième, tout en revisitant continuellement les trois précédents. Elle est vraiment bien, je vous la conseille vivement. :p
Mon deuxième projet n’est pas un roman et concerne mon futur métier. En effet, je poursuis des études de médecine et je suis actuellement en cinquième année. Je suis en train de rédiger un Atlas destiné aux étudiants et aux patients contenant des fiches sur chaque pathologie. Elles expliciteront chaque fois de quoi il s’agit, les symptômes qui y sont associés, les maladies qui peuvent être confondues avec elles, les examens complémentaires qui pourront être demandés, les traitements pouvant être donnés et les suites possibles (pronostic vital, séquelles, etc). Les patients ont tendance à trop souvent aller voir sur Internet ce qui concerne leurs « symptômes »… Ils tombent alors sur des diagnostiques abominables… Je voudrais leur offrir (à eux et à leur médecin en aval) un support pour les orienter correctement.


Vous êtes plutôt chien ou chat ? Vanille ou chocolat ? Thé ou café ?

Chien ET chat ! J’ai un chien : Symba (qui est un chien très bizarre, soit dit en passant) et deux chats : Nala et Lobo. Oui, vous aurez remarqué que nous avons le couplé Symba/Nala. Eh bien figurez-vous que ce n’était même pas à dessein car notre chien provient de la S.P.A. et est arrivé après notre chat.

Chocolat : je suis gourmande ! Je l’ai déjà dit non ? ^^

Thé : J’en bois des litres et des litres ! Surtout quand je dois étudier (et que j’écris toute la nuit à la place). Pour la petite histoire, en trop grande quantité, le thé donne des anémies… Un jour pendant que j’étudiais, je me sentais vraiment fatiguée, mon médecin a demandé une prise de sang…. Mon hémoglobine était impossiblement basse ! Il m’a demandé si je buvais encore du thé et ma demandé « Combien de « tasses » par jour ? » Il a écarquillé les yeux quand je lui ai répondu que j’en buvais trois litres :p.
Bref, il m’a interdit de boire du thé pendant deux mois.


Si vous écrivez sous pseudo, pourquoi et comment l’avez-vous choisi ?

Durant un temps, j’ai voulu écrire sous le pseudo : « CuweuilPistache », car c’était mon pseudo quand j’étais adolescente. Mais je ne sais plus du tout d’où il vient…


Votre musique préférée ? Écrivez-vous en musique ?

J’écoute de tout, mais j’ai une petite préférence pour les musiques héroïques, la musique irlandaise et la musique bretonne. Elles ont des sonorités mystiques qui me transportent et une de ces rythmiques gaies qui emportent mon cœur à chaque pas !
Je n’écris généralement pas en musique, mais j’écoute de la musique avant pour me conditionner. Les seuls moments où j’écris en musique sont les moments où il y a de la musique dans mes romans : des bals, des fêtes, etc.
Pour ne rien vous cacher… j’adore chanter ! Mais personne n’aime vraiment m’écouter 🙂 Je chante surtout les chansons de Disney, les tubes des 2b3, Claude François, les One direction, etc. Peu importe ce que c’est, tant que ça peut se chanter à tue-tête dans une brosse à cheveux en faisant une chorégraphie grotesque, je prends !


Des auteurs de référence à citer qui influencent votre écriture ?

Bien entendu ! J’ai mes dieux !

J.R.R. Tolkien, pour son environnement, son atmosphère, ses créatures.

J.K. Rowling, parce qu’après tout, j’appartiens à la Potter’s generation. Son univers ne pouvait que m’influencer, et c’est heureux.

Edmond Rostand, avec son personnage de Cyrano de Bergerac. C’est sans doute l’influence qui se ressent le plus dans mes romans. Il y a toujours un de mes personnages, voire plusieurs, qui possède le même humour cynique que lui. J’ai découvert cette pièce de théâtre alors que j’avais douze ans et j’ai adoré. Je l’ai lue et relue et je connais toutes les répliques par cœur. Le personnage d’Abrahel, caractère masculin principal de mon opus magna, est imprégné de ce cynisme délicieux.

John Flanagan, avec l’apprenti d’Araluen, pour la clarté de son style et son univers.


À travers vos livres, quel(s) message(s) souhaitez-vous véhiculer ?

Je ne veux pas vraiment véhiculer de message. Je veux surtout faire rêver mes lecteurs, leur permettre d’échapper à un quotidien qui n’est pas toujours agréable. C’est ce que je cherchais dans mes lectures et c’est vraiment ce que je veux leur offrir.
Par ailleurs, je cherche toujours à ce qu’il y ait une morale à mon histoire, pour qu’elle ne soit pas vide de sens. Elle illustre toujours une de mes philosophies de vie. Cependant, il serait trop facile de vous la livrer toute prémâchée ici.


En publiant un livre, quel est votre objectif principal ?

C’est une consécration. Je pense que tout auteur rêve de voir un jour l’un de ses livres publié, ne serait-ce que pour obtenir une version papier pour son utilisation propre.
Et puis, c’est surtout l’opportunité de partager votre histoire avec de parfaits inconnus et de la leur faire aimer… Ce qui est quelque chose de tout à fait magique.


Pourquoi avoir choisi les Éditions HJ pour publier votre ouvrage ?

Tout d’abord parce que via le site internet, les Éditions me paraissaient vraiment sérieuses. Ils donnaient aussi la possibilité aux premiers auteurs d’être publiés en version papier, ce qui est excessivement rare…


Un conseil que vous donneriez à une personne qui se lance dans l’écriture de son premier livre ?

Un seul : Osez ! N’aillez pas peur de la critique !


Un livre réussi, pour vous, qu’est-ce que c’est ?

Un livre que vous ne pouvez pas lâcher ! Mais aussi un livre que l’on peut lire une nouvelle fois, sans s’ennuyer.


Si vous écrivez uniquement dans un genre précis, êtes-vous attiré par d’autres types de littérature pour de futurs ouvrages ?

Un genre précis ? Pas du tout. Si j’écris surtout du fantasy en ce qui concerne les romans, en ce qui concerne les nouvelles, j’écris de tout ! Vraiment de tout ! Des contes, de la bit-lit, des nouvelles policières et j’écris bien entendu de la poésie. Bref, vous me retrouvez sur tous les tableaux.


Quelles phases émotionnelles avez-vous traversées au fil de la création de votre livre (écriture, envoi de manuscrit, signature de votre contrat, publication, etc.) ?

L’écriture est toujours pour moi un grand moment d’excitation. Dès que j’ai posé les premiers mots, mes personnages me saisissent par le collet et m’entraînent dans des directions que je n’avais pas choisies ; l’histoire me surprend moi-même ! Après viens la relecture où il faut souvent faire face à la déception du mauvais style d’écriture du premier jet. Heureusement, cette déception est vite supplantée par l’infini plaisir de voir se déployer devant vous votre monde et vos personnages. Ils prennent enfin substance !


Vous êtes plutôt voiture ou vélo ? Mer ou montagne ? Cinéma ou télévision ?

Bus ? J’ai mon permis, mais pas de voiture. Alors…. Mer en été ! Et montagne en hiver, pour le ski ! J’adore le ski ! Et l’été, à la mer, pas de bronzette pour moi ! Armée d’un crochet, je vais chasser le crabe ! Ou palmes aux pieds et tuba aux lèvres, je vais chercher les étoiles de mer, faute de pouvoir décrocher la lune !


Si c’était à refaire, est-ce que vous réécririez votre ou vos livres de la même façon ?

Oui, à quelques détails près. Certains événements récents auraient certainement influencé l’histoire dans un sens ou dans un autre. Qui sait ?


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3 Commentaires

  1. Marie-Sophie Kesteman

    Merci à tous pour votre soutien 🙂

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  2. karl.auprey

    Coucou Marie Sophie, j’ai toujours la tête dans le livreur, mais ce que je veux réitérer, c’est ta polyvalence. Comment peut on, même en ne regardant que les images, étudier les bouquins de médecine, lire d’autres livres, et en écrire un ! Je reste pantois, et devant ton dynamisme, et devant la quantité astronomique de travail fourni ! Les médecins sont décidément hors normes. Longue vie en tant qu’éditeur, et en tant que médecin tout court/ A bientôt, Karl O

      (Citer)  (Répondre)

    Réponse
  3. Marie-Sophie Kesteman

    Merci beaucoup 🙂 Mais crois-moi, il n’y a aucun mérite 😉 Juste un peu d’organisation et un besoin de sommeil limité 🙂

      (Citer)  (Répondre)

    Réponse

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