L'édition au service des Auteurs

Interview auteur : Patrick Jaulent & Thinh Nguyen

le 7 Oct 2014

Patrick et Thinh répondent à leur tour à l’interview auteur.

Rappel du principe : 10 réponses au moins parmi une vingtaine de questions qui sont proposées à nos auteurs.

De quoi vous permettre de mieux connaître les plumes à l’origine de Game over !, sorti le 06 octobre.

Game overQu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

Patrick : Les livres ont toujours fait partie de mon univers. Mais je l’avoue, principalement les livres techniques et plus spécialement ceux dans le domaine de l’informatique, de l’économie et de la stratégie, avec un faible pour la stratégie chinoise comme L’art de la guerre de Sun Tzu et les 36 stratagèmes d’ailleurs cités dans Game Over.
J’ai écrit mon premier livre technique en 1981 et, depuis cette date, 13 livres techniques dont certains furent traduits en plusieurs langues. J’écris régulièrement dans le Cercle des Échos et sur divers sites Internet. L’écriture est une véritable passion.
Pourquoi s’être lancé dans l’écriture d’un roman, me diriez-vous ? L’envie de changement, certainement, et aussi le challenge d’être publié comme auteur de roman.

Thinh : Depuis quelques années, je voulais écrire quelque chose sur un sujet d’ordre géopolitique ou technico-juridique. J’ai une bonne culture générale et j’ai plus pour habitude de lire des textes universitaires, des analyses diverses et variées. Ma rencontre avec Patrick Jaulent a été le fait du hasard et quel heureux hasard, nous avions quelques connaissances fines en commun à partager. Lorsqu’il m’a proposé de coécrire avec lui, je me suis dit : pourquoi pas ? Ce challenge ne me faisait nullement peur, d’autant que Patrick avait le scénario général en tête, à moi d’aménager mes chapitres en fonction de l’histoire. Écrire un roman dans la catégorie suspense, thriller, offre une autre rigueur que celle à laquelle j’étais habitué, c’était comme une nouvelle liberté d’exprimer sa pensée et ses connaissances.


Vous écrivez le matin, le soir, la nuit ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

Patrick : En général, j’écris tôt le matin et tard le soir. Au calme. Le reste de la journée est consacré, en dehors de mes activités professionnelles et sportives, à la réflexion. J’ai besoin d’imaginer entièrement la scène pour la coucher sur une feuille de papier. Enfin sous Word !

Thinh : J’écris plutôt l’après midi et le soir. Avant d’écrire je recense les informations, j’identifie ensuite les contraintes et j’élabore une continuité logique, le reste n’est qu’au gré de mon inspiration.


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Patrick : Plutôt qu’écrivains, nous essayons d’être simplement romanciers et, plus précisément, romanciers selon la définition bien connue de Jean Giono : « Le romancier est avant tout un raconteur d’histoires ». L’histoire de Game Over, nous n’avons pas été la chercher très loin avec Thinh Nguyen. Nous avons juste écouté et regardé autour de nous et avons fait appel à notre mémoire.
L’action se déroule principalement aux États-Unis où j’ai eu la chance d’étudier et de travailler à Wall Street et dans la plus grande agence gouvernementale de surveillance. Si je vous dis que ces deux entités sont au cœur de Game Over, vous ne serez pas surpris.
Game Over est un thriller à suspense, sur fonds d’effondrement de la plus puissante monnaie mondiale, qui nous plonge dans les affres de la cybercriminalité, de hackers ultra-chevronnés, de trahison et vengeance et de la guerre sans merci que se livrent, en grande partie à notre insu, les puissants de ce monde dans la perspective inavouée mais réelle d’un nouvel ordre planétaire.
Lorsque le lecteur arrivera à la dernière ligne de Game Over, il se surprendra à penser « Pourvu que cela ne soit que de la fiction ».

Thinh : L’univers du réel m’inspire, la psychologie via les comportements des individus et leurs émotions. Les choses qui peuvent paraître logiques mais qui en fait ne le sont pas, cela peut être aussi vrai pour l’inverse.


En dehors de l’écriture, vous avez des hobbies ou d’autres passions artistiques ?

Patrick : Une autre passion m’anime depuis longtemps, celle de la pratique des arts martiaux et plus précisément du Taekwondo. Mais j’avoue que mes genoux commencent à m’envoyer des signaux qu’il va bien falloir que je prenne en compte. Mais je les ai prévenus, « ils doivent encore tenir quelques années ». Ils n’ont apparemment pas compris, puisqu’ils continuent à m’envoyer le même message après chaque entrainement.

Thinh : J’ai en effet quelques passions pour les activités artistiques tels que la peinture et le dessin, en amateur évidemment. J’ai déjà joué comme figurant pour le cinéma français dans le film « L’assaut » de Julien Leclerc et dernièrement j’ai collaboré pour un scénario de film avec un acteur-réalisateur. J’espère que ce projet se fera prochainement car j’aurai une scène à jouer, juste pour moi et aussi des conseils techniques à donner sur certaines séquences.


D’autres projets d’écriture en cours ? Si oui, pouvez-vous en parler ?

Patrick : Il est noté dans le préambule de Game Over « C’est la fin de la première partie de poker menteur commencée le 11 décembre 2001, lorsque la Chine devenait le 143e membre de l’Organisation Mondiale du Commerce ».
Il y aurait donc une seconde partie et nous comptons bien la commencer prochainement.

Thinh : Je découvre pour l’instant le roman. Je suis très heureux de cette expérience. Grâce à Patrick j’y ai trouvé beaucoup de plaisir à imaginer, à élaborer le suspense et à dynamiser l’action. J’espère écrire d’autres aventures à l‘avenir.


Que pensez-vous de l’édition numérique (avantages/inconvénients) ?

Patrick : Je connais mal l’édition numérique. Je suis de l’ancienne génération et au niveau d’un livre, j’aime le toucher, le sentir. Mais je n’aime pas partir en vacances avec une valise de livres. Alors j’ai commencé par Ipad puis une liseuse. Et pour dire vrai, j’ai de plus en plus de mal à m’en passer.

Thinh : Sans électricité, sans batterie, l’édition numérique n’est plus rien. Elle fait partie d’un mode de comportement urbain, voir sédentaire. On peut avoir plusieurs livres stockés en mémoire, mais est-ce réellement un avantage ?
Tandis qu’un livre papier, vous pouvez l’emporter n’importe où en voyage, en montagne ou sur une île déserte. J’ai quelques livres datant du début 20e siècle, je suis un amoureux du livre papier pour son odeur celui qui sent le vieux, la poussière. J’aime à imaginer que le contenu puisse passer de main en main auprès des gens passionnés.


Comment imaginez-vous l’avenir de l’édition (en France, en particulier) ?

Patrick : Bonne question !
Je ne parlerai pas de l’édition de roman que je découvre mais de l’édition technique que je connais assez bien pour avoir édité chez plusieurs éditeurs (Eyrolles, Armand Colin, Afnor, Mac Milan, etc).
Internet, encore lui, a modifié la donne !
On trouve tout (je parle des livres techniques) sur Internet, du bon, du moins bon et du très mauvais. Mais on trouve. Pourquoi alors investir dans un livre de plusieurs dizaines d’euros ?
Les éditeurs techniques sont comme des dinosaures, ils ont du mal à s’adapter au monde du numérique. Mais çà vient. Est-ce trop tard ? Seul l’avenir le dira.
Quant à l’édition numérique pour des romans, mon intuition et de ce que j’ai vu aux USA me laisse penser que c’est la voie. Mais là également, les éditeurs devront faire preuve d’imagination.

Thinh : L’édition en France est pour moi un vrai labyrinthe. Un sujet semble-t-il complexe et tabou, ce n’est peut être qu’un cas français, je n’en sais pas plus.
Mis à part que l’édition industrielle mange les petites maisons d’éditions. Je crois aux petites maisons d’éditions et librairie de quartier. Pour le dire plus simplement, il s’agit bien d’un histoire de réseaux sociaux pour continuer à vivre. Et justement les vrais interactions humaines, la qualité et l’amour du travail bien fait sont pour l’essentiel un gage de continuité.


À travers vos livres, quel(s) message(s) souhaitez-vous véhiculer ?

Patrick : C’est sans doute prétentieux, mais effectivement nous souhaitons faire passer un message à travers Game Over, celui des dangers du cyber espace. Nous sommes effarés de voir comment les gens choisissent leur mot de passe, ou la somme d’information personnelle qu’ils « balancent » sur Internet en oubliant que tout cela peut être récupéré à des fins malveillantes. Le second message que nous souhaitons faire passer est celui de l’influence de plus en plus croissante de la Chine qui s’est réveillée il y a déjà bien longtemps !

Thinh : Pour ma part, il s’agit d’abord de divertir le lecteur et de souligner quelques détails dont les médias ne parlent pas ou peu. Le dollars, La FED, et l’avènement de la Chine alors que nos politiques nous disent de regarder autre chose. Comment dire une certaine vérité sans se faire passer pour un réactionnaire, ou tomber dans le phénomène de « Cassandre » ?


Pourquoi avoir choisi les Éditions HJ pour publier votre ouvrage ?

Patrick : Nous cherchions un éditeur ayant une réelle expertise dans le domaine du numérique (afin d’éviter de devenir des dinosaures) tout en conservant le papier.
Nous cherchions un éditeur qui soit proche des auteurs en les conseillant.
Nous cherchions une équipe ambitieuse et innovante (et non une bande !).
Eh bien, nous avons trouvé, Thinh et moi, tout cela aux Éditions Hélène Jacob.

Thinh : Maintenant que je vous connais mieux, parce que vous êtes une équipe formidable… Plus sérieusement, vous connaissez bien votre métier, vous êtes capable d’établir une vraie stratégie de l’édition, vous restez ouvert et à l’écoute. Vous avez su créer une association, un univers collaboratif, un réseau d’auteurs et j’espère que vous continuerez à innover dans l’édition.

 


Nous vous invitons à suivre Patrick et Thinh sur Facebook : voir la page de « Game over ! »


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