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Interview auteur : Stéphanie Aten

1 Oct 2014 | Interviews auteurs | 0 commentaires

Stéphanie se prête à son tour au jeu de l’interview auteur.

Rappel du principe : 10 réponses au moins parmi une vingtaine de questions qui sont proposées à nos auteurs.

De quoi vous permettre de mieux connaître l’auteur de La 3e Guerre, publié avant-hier.

Stéphanie Aten2Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

C’est le cinéma, qui m’a donné envie d’écrire. A huit ans, j’étais déjà fan de films, et des émotions qu’ils génèrent. Très tôt, j’ai décidé de devenir scénariste. Ma passion pour l’écriture a fini par déborder sur les terres littéraires, mais beaucoup plus tardivement, parce que mes idées de films étaient souvent jugées trop coûteuses et difficiles à réaliser. La littérature permet une liberté que le cinéma, malgré ses fulgurants progrès techniques, limitera toujours considérablement.


Vous écrivez le matin, le soir, la nuit ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

J’écris toute la journée, et bien souvent, je dois m’obliger à faire des pauses. J’ai la chance de ne pas connaître le syndrome de la « page blanche ». Je commence dès que possible le matin, et je ne m’arrête qu’en soirée. Ma planification dépend beaucoup de l’histoire sur laquelle je travaille, mais en règle générale, je me débrouille toujours pour fonctionner par « tranches » : par scènes ou phases, définies par unités de temps ou de lieux… Si j’en commence une, je m’oblige à la terminer dans la journée, à la boucler, pour éviter d’avoir à raccrocher les wagons le lendemain. Ce qui ne veut pas dire que je ne la retravaillerai pas.


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Tout. En fait, j’écris même quand je n’écris pas. Les informations, la télévision, les autres, la musique aussi, énormément !… Mais je dirais que dans cet amalgame, ce qui m’inspire le plus, ce sont les émotions qu’il engendre. Elles restent ancrées, et ensuite… je cherche à les encrer.


En dehors de l’écriture, vous avez des hobbies ou d’autres passions artistiques ?

Non, tout tourne autour des histoires et de la façon de les raconter. Une forme d’obsession. Tout ce que je vois ou entends, donne systématiquement matière à « Et si j’inventais une histoire pour parler de ça… ».


D’autres projets d’écriture en cours ? Si oui, pouvez-vous en parler ?

Les autres projets en cours sont tous en relation avec la télévision ou le cinéma. Deux concepts de séries télévisées en lecture auprès des chaînes, l’une à caractère légèrement fantastique, l’autre mettant en scène la garde rapprochée de haut niveau. Un scénario de long-métrage pour une maison de production dominicaine, deux synopsis de films que j’espère pouvoir présenter aux matinées-rencontres de Cannes… Mais je travaille aussi sur l’adaptation de mon roman pour le grand écran parce que je pense qu’il se prêterait bien à un traitement cinématographique. J’ai un autre projet littéraire en gestation, mais je dois d’abord terminer tout ce que j’ai entrepris.


Que pensez-vous de l’édition numérique (avantages/inconvénients) ?

L’avantage principal, c’est qu’elle permet à beaucoup plus d’auteurs d’avoir une chance de rencontrer leurs lecteurs. L’inconvénient principal, c’est qu’elle permet à beaucoup plus d’auteurs de chercher à rencontrer des lecteurs. L’édition numérique est ouverte, pratique, écologique, et en même temps, demande un très gros travail de communication, un véritable suivi de l’œuvre pour que le livre ait une chance de sortir de la masse.


Comment imaginez-vous l’avenir de l’édition (en France, en particulier) ?

Je l’imagine portée par deux piliers complémentaires : l’édition papier, et l’édition numérique. Le livre restera toujours une institution chez nous, quel que soit son support. Nous sommes un pays de culture. Je pense donc que les deux systèmes permettront à la création littéraire de persister et de s’étendre. Il faut vivre avec son temps, et l’édition numérique a permis d’inclure dans le secteur de l’édition, une évolution qu’il aurait été très dommageable d’ignorer.


Vous êtes plutôt chien ou chat ? Vanille ou chocolat ? Thé ou café ?

Chien. Chocolat. Thé.


Si vous écrivez sous pseudo, pourquoi et comment l’avez-vous choisi ?

J’ai choisi un pseudo parce que, lorsqu’on écrit, les gens ont tendance à imaginer que vos personnages, ou les situations que vous décrivez, peuvent être le reflet précis de vous-même ou de ce que vous pensez. Ce qui est faux. Tout émane de l’auteur, mais l’histoire racontée s’approprie elle-même cette émanation et la déforme. Je me suis dit qu’en prenant un pseudo, il serait plus facile de parler de mes écrits, de garder du recul et du détachement, et de l’imposer aux gens. Je peinais à trouver un pseudonyme, et puis un ami réalisateur m’a dit : « Le héros de ton roman s’appelle Aten, et le lien qui vous unit est extrêmement spécial. Tu devrais porter son nom, ce sera ton propre pont entre réalité et fiction ». J’ai trouvé la réflexion très intéressante. Et voilà.


Votre musique préférée ? Écrivez-vous en musique ?

J’écris pratiquement toujours en musique, et quasiment uniquement de la musique « épique », très génératrice d’images et d’émotions. Je choisis les morceaux en fonction des scènes ou des chapitres que je suis en train d’écrire, ça m’aide à trouver un rythme. Les œuvres de « ES Posthumus », et « The Immediate Music », sont mes chouchous. Pas une journée sans elles.


Des auteurs de référence à citer qui influencent votre écriture ?

Barjavel, Maupassant, HG Wells, Tolkien…


À travers vos livres, quel(s) message(s) souhaitez-vous véhiculer ?

Je dirais prioritairement : l’union. L’Humanité ne parvient pas encore à réaliser à quel point elle est Une, et c’est un constat qui me lacère. Chacune des histoires qui me viennent, est fatalement ramifiée à l’union, d’une manière ou d’une autre… Je dirais également : l’amour du mystère, de l’imaginaire, et de la réflexion. On vit dans un Monde trop matérialiste qui souffre de carences aggravées en terme de spiritualité, de sagesse, d’ouverture…


En publiant un livre, quel est votre objectif principal ?

Encourager à la réflexion. A travers une fiction, j’espère toujours parvenir à engendrer chez les lecteurs un questionnement intérieur. Car une fois le livre refermé, il en est un que nous lisons chaque jour : notre propre réalité. Or on oublie trop souvent qu’on a aussi le pouvoir, et le devoir, de l’écrire, d’en infléchir l’histoire. Et si on ne réfléchit pas à son sujet, on passe complètement à côté. Mon objectif principal, c’est donc celui-là : rappeler qu’il faut le faire, et que c’est notre plus belle capacité.


Pourquoi avoir choisi les Éditions HJ pour publier votre ouvrage ?

Parce que j’ai été très impressionnée par le travail effectué par Hélène Jacob et Sébastien Cerise sur leur propre roman. Ils ont développé une maîtrise de l’édition numérique tout bonnement bluffante. Par ailleurs, j’ai trouvé que leur modèle de structure, associatif et coopératif, était en accord parfait avec le propos de mon roman. Ça m’a paru être un choix cohérent et très engageant. Enfin, le fait qu’ils soient en train de développer la possibilité de traduire une œuvre en anglais, et qu’ils proposent aussi un format papier à la demande, a été déterminant.


Un conseil que vous donneriez à une personne qui se lance dans l’écriture de son premier livre ?

Ne pas le faire à l’arrache. Être très, très persévérant, et aimer la solitude.


Un livre réussi, pour vous, qu’est-ce que c’est ?

Un livre dont on se souvient bien après l’avoir refermé. Parce qu’il a beaucoup ému, passionné, ou donné à réfléchir.


Si vous écrivez uniquement dans un genre précis, êtes-vous attiré par d’autres types de littérature pour de futurs ouvrages ?

J’adore le fantastique, la SF, la fantasy. Après avoir écrit un roman d’espionnage très ancré dans le réel, j’ai envie d’inventer une réalité de toutes pièces.


Quelles phases émotionnelles avez-vous traversées au fil de la création de votre livre (écriture, envoi de manuscrit, signature de votre contrat, publication, etc.) ?

Écrire est vraiment le moment le plus agréable de tout le processus. On est libre avec son inspiration, on se délecte de lui donner vie, il y a des moments grisants où les personnages et l’intrigue se mettent à vivre d’eux-mêmes, et vous demandent juste de leur servir de médiateur. L’envoi du manuscrit, en ce qui me concerne, est toujours un déchirement entre espoir et angoisse. J’ai essuyé beaucoup de refus sur tout un tas de projets : l’écriture est tout sauf une science exacte, et il y a bien plus de défaites que de victoires. Un sentiment très difficile à gérer est né de ces périodes d’attente et de déceptions renouvelées : le dénigrement. On finit par se dire qu’on est nul, qu’il vaudrait mieux faire le deuil de ses ambitions. Dépasser ces doutes demande une énergie énorme. A contrario, la signature d’un contrat est une véritable renaissance, le retour de la foi, du soleil, on se réconcilie avec soi-même. Quant à la publication, elle me donne l’impression de revenir deux cases en arrière. Car l’objectif de toute œuvre, c’est d’entrer en contact avec le public, et malheureusement, ce n’est pas parce qu’on est publié que tout est réglé. Une nouvelle phase de lutte commence.


Vous êtes plutôt voiture ou vélo ? Mer ou montagne ? Cinéma ou télévision ?

Vélo, montagne, cinéma.


Si c’était à refaire, est-ce que vous réécririez votre ou vos livres de la même façon ?

Pratiquement. Il m’a fallu six versions avant celle-là. Je sais que je ne pourrai pas faire mieux que ça.


Les lecteurs de Stéphanie peuvent lui écrire à l’adresse suivante :
minaten[at]yahoo.fr

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