L'édition au service des Auteurs

Interview auteur : Yannick Billaut

le 17 Avr 2014

Aujourd’hui, Yannick Billaut se prête à son tour au jeu de l’interview.

Rappel du principe : 10 réponses au moins parmi une vingtaine de questions qui sont proposées à nos auteurs.

De quoi vous permettre de mieux connaître l’auteur du roman court paru lundi dernier, L’émoi d’août.

Yannick BillautQu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

Ça semble tellement banal de dire depuis toujours… Mais je vais dire : depuis toujours. Déjà petit, très solitaire, je m’inventais des histoires, j’écrivais des trucs avec mes fautes d’enfant. J’écrivais sur des feuilles, des carnets, n’importe quoi. J’ai toujours aimé inventer, créer. Je ne sais pas d’où cela me vient. Je pense que la réalité de la vie m’ennuyait beaucoup…


Vous écrivez le matin, le soir, la nuit ? Suivez-vous une organisation précise pour planifier vos séances d’écriture ?

J’écris plutôt le soir, très tard. Mais en été, je sais profiter de l’heure de la sieste pour écrire. En fait, je saisis tous les moments de quiétude qui me sont donnés pour griffonner deux ou trois bricoles. Rien n’est véritablement organisé dans tout cela.


Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Tout ce qui me passe par la tête. de la chose la plus terre à terre à la plus farfelue. La vie des gens, le « presque rien », le quotidien, le petit détail. Je laisse faire l’imaginaire qui peut prendre forme dans de petits trucs insignifiants. Je laisse couler, je laisse venir…

 


D’autres projets d’écriture en cours ? Si oui, pouvez-vous en parler ?

Mon premier roman « L’émoi d’août » vient de sortir. C’est le premier, alors je veille sur lui de très près, avec beaucoup d’affection… Sinon, la participation à un recueil de nouvelles sur un thème très précis avec plein d’autres auteurs (talentueux !) des Éditions Hélène Jacob. C’est plutôt chouette! Enfin, un autre roman en cours d’écriture qui me tient particulièrement à cœur et qui s’appellera : « Seul au monde quand on s’appelle Alexis Tatou ». L’histoire d’un gars on ne peut plus ordinaire qui se voit embarqué dans une histoire incompréhensible et complétement rocambolesque…


Votre musique préférée ? Écrivez-vous en musique ?

J’écris souvent en musique. Très souvent même. De la pop anglaise, de jeunes artistes français quasi inconnus, du jazz (Chet Baker !), de la variété plutôt 80, bref beaucoup, beaucoup de choses différentes. J’ai une écriture très visuelle. Je déroule comme un film ce que j’écris. Pour le prochain roman, je me suis même surpris à imaginer un synopsis, comme si je tournais un film. Alors forcément, la musique porte, donne des ailes, imprime les rythmes, les émotions, les situations…


Des auteurs de référence à citer qui influencent votre écriture ?

Comme tout collégien, lycéen, universitaire qui se respecte, j’ai lu bon nombre de grands classiques. Je n’y suis jamais retourné en tant qu’adulte et j’ai le sentiment d’en garder peu de choses. Oui, je sais, c’est affreux. Aujourd’hui encore, je garde très peu en mémoire ce que je lis. Et je ne lis jamais assez à mon goût. Je suis pourtant convaincu que toutes ces lectures m’ont imprégné. Je pense qu’un Maupassant, un Stendhal ou un Balzac m’ont séduit par leurs atmosphères. Aujourd’hui, je me sens attiré par un Foenkinos, Véronique Olmi voire Anna Gavalda. J’aime l’écriture fluide, presque légère, ancrée dans le quotidien. Mais j’aime aussi l’écriture précise, ciselée, presque d’orfèvrerie. Ce qui paraît futile me plaît. J’ai bien dit « paraît ». Ça semble souvent facile et pourtant…


À travers vos livres, quel(s) message(s) souhaitez-vous véhiculer ?

Oh mon Dieu, aucun ! Je suis un « raconteur d’histoires », c’est tout. Si pour certains cela fait sens, apporte de l’écho, tant mieux ! Mais il n’y a aucune intention à l’origine. Je n’aime pas trop ça, moi, les moralisateurs, les grands prophètes, les « je-sais-tout » et vas-y que je vais vous faire passer ma vision de la vie…


Pourquoi avoir choisi les Éditions HJ pour publier votre ouvrage ?

Je m’en suis déjà expliqué sur ma page Facebook « Au clair de la plume ». Déjà parce qu’ils m’ont dit oui. C’était pas gagné… Parce qu’ils sont compétents, professionnels et à l’écoute. Mais aussi pour leur philosophie, les valeurs qu’ils portent, leur vision du monde de l’écriture et… des auteurs. Ça fait un peu « fayot » de le dire, mais un grand merci à toute cette formidable équipe ! Vraiment.


Si vous écrivez uniquement dans un genre précis, êtes-vous attiré par d’autres types de littérature pour de futurs ouvrages ?L'émoi d'août

Non, je crois que non. Il y a des genres qui ne sont pas vraiment fait pour moi. Et inversement. Seul un petit polar me tenterait peut-être. Mais je ne sais pas si j’en serai capable…


Si c’était à refaire, est-ce que vous réécririez votre ou vos livres de la même façon ?

Je serais tenté de dire oui. Bêtement oui. Après tout, même si l’écriture est un parcours de travail, il est le fruit d’un imaginaire pur, de sentiments qui jaillissent, de choses libres et spontanées. Alors, à quoi bon remuer cela dans tous les sens, effacer mille fois, recommencer à zéro. Ce qui est dit est dit !


Posez-vous une question qui ne fait pas partie de cette liste et répondez-y.

« Pourquoi écrire ? »
Pour s’oublier…

 


Les lecteurs de Yannick peuvent le suivre sur Facebook : voir sa page « Au clair de la plume »


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