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« La 3e guerre » a un an…

le 6 Oct 2015

S.Aten - La 3e Guerre

Article écrit par Stéphanie Aten


La 3e guerre
, roman mêlant épopée humaine et espionnage, a un an…
Chroniqué sur Mediapart, dans le Salon littéraire, par les journalistes du Cercle des Volontaires, il a reçu d’excellentes critiques… et suscité de nombreuses réactions auprès des lecteurs.

Un an après sa sortie, je reçois toujours la même question : « Pensez-vous que votre fiction puisse devenir réalité ? Pensez-vous que les Peuples aient le pouvoir et la capacité de renverser l’hégémonie financière et économique actuelle ? »

Voici une petite rétrospective de romans dystopiques, dont personne n’aurait imaginé, à l’époque de leur sortie, qu’ils pourraient un jour se matérialiser dans le concret…

Quand le dormeur s’éveillera, de HG Wells.

Paru il y a déjà plus d’un siècle, en 1899, ce roman raconte comment le pouvoir est définitivement accaparé par les forces de l’argent au détriment du politique qui s’en trouve dépossédé. Un comité oligarchique gouverne le monde et maintient les masses en servage par une domestication féroce.

Il y a un siècle déjà, la voie que prenait notre civilisation dissonait, et alertait les artistes et créateurs. Mais trop peu d’intellectuels « y ont cru », et aucun n’a tiré la sonnette d’alarme pour changer d’aiguillage…

Le Meilleur des Mondes, de Aldous Huxley.

En 1932, Huxley énonçait déjà les dangers que constitue l’utopie d’une « société parfaite », qui serait bâtie sur la sélection génétique. Dans son histoire, chaque individu est « créé », puis conditionné à sa tâche et à son rôle de « citoyen », et maintenu en place par la prise quotidienne d’une drogue appelée « Soma ». Dans ce monde où l’animosité et la tristesse n’existent pas, l’homme n’est plus humain : il est outil. Et la nature n’est plus une alliée : elle est l’ennemie.

Si l’eugénisme n’est pas encore devenu notre mode de conception favori, la répartition des « effectifs humains » en castes est, quant à elle, une donnée dorénavant très claire. La génétique est par ailleurs devenue une « science » à part entière. Nous nous rapprochons à grands pas d’une déshumanisation forcée…

1984, de George Orwell.Photo-livre-arme

La surveillance à outrance et la mise sous contrôle des masses, imaginées dans ce roman paru en 1948, font de « Big Brother » le maître incontesté de la pensée. Les populations, là encore, sont sous le joug d’un esprit totalitaire et unique, qui se sert en outre de la misère à des fins politiques.

De nos jours, les lois liberticides n’en finissent plus de s’accumuler dans les pays dits « démocratiques ». Sous couvert de protection nationale, tous les types de surveillance deviennent des garde-fous, car il faut bien garder les fous de leur passion pour la liberté et la vérité. Les sonneurs d’alerte, comme Assange ou Snowden, qui lèvent le voile sur les mensonges et les rouages cachés, sont considérés comme des « traîtres »… Le monde-prison de Orwell se dessine sous nos yeux… et notre ahurissante absence de réaction.

Farenheit 451, de Ray Bradbury.

En 1953, cet auteur imagine une société où l’intelligence a abdiqué, les valeurs aussi, et où le pouvoir a réussi à convaincre les gens qu’ils sont heureux, même s’ils ne le sont pas. La culture et les livres ont été détrônés par des émissions de télévision abêtissantes et par le culte du sport, le recours à la violence est justifié et encouragé pour maintenir son état personnel de « bonheur ». Et ce dernier ne peut se définir que d’une seule manière : la possession de biens matériels.

Ce résumé doit sans souci vous rappeler quelque chose de terriblement familier. Encore une « vision du futur » qui s’est concrétisée au fil des décennies, car récupérée par des personnes bien plus déterminées que nous à gérer le monde à leur image, et selon leur bon vouloir.

Toutes ces fictions imaginaient les pires déviances que pouvait connaître la Démocratie… Elles se voulaient avertissements, réveil-matin, coup de pied au… Mais elles n’ont finalement été prises au sérieux que par « le mauvais côté de la Force ». La plupart des lecteurs n’ont vu dans ces histoires, que des histoires, et se sont endormis dessus.

Gageons que La 3e guerre finira par être lue et entendue pour ce qu’elle est : un appel au réveil des Populations et aux forces qui la composent. Gageons qu’elle finira par déclencher une réaction en chaîne auprès de nos associations altermondialistes, de nos philanthropes, de nos génies, de nos hackers, et de nous-mêmes, pour détrôner la vision cauchemardesque imaginée par ces romans dystopiques, et installer à sa place, une vision plus humaine et équilibrée.

Rendez-vous dans un an…

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