L'édition au service des Auteurs

La publication, la découverte d’une aventure bien singulière !

le 29 Juil 2013

arianeAu début, encore enveloppée des brumes de la nuit, une idée mal formée, dessinée au feutre sur une page pour ne pas sombrer dans l’oublie, balayée par les premières lueurs du jour.
Curieux dessin qui deviendra texte par la magie des mots, l’enchaînement des idées, la libération d’un flux intérieur qui me pousse chaque jour, dès l’aube, à noircir frénétiquement le papier.
Merveilleux moments apaisants et éphémères régulièrement emportés par la spirale du quotidien.

Avant, je m’arrêtais là et les pages noircies de rêves fantastiques allaient se raconter, se mélanger, se combiner avec les feuilles de la veille ou plus curieusement encore avec celles du mois précédent, dans un coin de mon bureau.
Ce délicieux moment d’écriture était juste… un plaisir très matinal, égoïste, merveilleusement salutaire.

Cette fois-ci, je l’ai su tout de suite, c’était différent. L’idée s’est installée. Elle est revenue chaque matin, impérieuse…

Jour après jour, les trois pages griffonnées se sont étoffées, sans relâche. Le texte veut se donner à lire, il me tanne. Il refait surface à chaque moment de pause et me voilà affublée d’une extension carnet-crayon que je dégaine dans les endroits les plus saugrenus.

Je connais ma première lectrice ! si compliquée, si exigeante, si difficile à satisfaire… Misère, il ne lui faudra rien de moins qu’un vrai roman et un roman édité, sans longueur, qu’elle ne pourra pas poser avant le point final parce que la demoiselle est, dit-elle, écœurée par les « pavés imbuvables » qu’elle a dû ingurgiter en un temps record pendant ses études. Elle a banni de son univers le papier, le crayon, le relié… Choc !

Ce n’est pas un challenge, c’est l’Annapurna !

Tout bascule, l’aventure, la vraie, commence. J’avance à tâtons dans l’inconnu de la mise en forme. Usage premier de mots-actions : chapitrage, mise en page, recherche de titre, affinage, lecture et relecture à la limite de l’indigestion.
Premier jet.
Première soumission. Premières critiques sinusoïdales, aussi.
La frénésie reprend. Refaire, améliorer, enlever ici, étoffer là et reprendre la ronde des relectures.

Puis, un jour, plutôt une nuit d’ailleurs, c’est limpide, il est temps de soumettre. Oser l’aventure grandeur nature, sortir du confort du salon.
Première mise en vente publique… Elle télécharge l’ebook… Angoisse, attente interminable peuplée de « et si » à n’en plus finir.
Au moment où baissant ma garde, épuisée, je vais me coucher, le portable sonne.
« Mman, y’a une suite ? Parce que… » La suite, je ne m’en souviens plus… Elle, volubile, Moi, au sommet de l’Annapurna, dans un monde parallèle, je plane dans un nuage de félicité… jusqu’à la chute aussi brutale qu’inattendue. « Un éditeur, t’as pensé à un éditeur… Maman, tu m’entends ? »

La frénésie est repartie, ce n’était pas le sommet, juste un bivouac d’étape. J’ai repris l’ascension. Cette route en lacets déploie à chaque virage de nouveaux paysages. La magie est en marche, plus rien ne sera comme avant.

Ariane Fusain

 


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Comments

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    2 Commentaires

  1. SUPER ! GENIAL ! J’ai adoré 🙂

    Frédéric ADAM

    29 juillet 2013

  2. Merci Frédéric.
    C’est tellement difficile de parler de soi. Votre enthousiasme me fait chaud au coeur.
    Je vous souhaite un beau parcours.
    Ariane

    Ariane Fusain

    29 juillet 2013

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