L'édition au service des Auteurs

Une femme qui écrit de l’espionnage : quezaco ?

le 12 Nov 2014

Toutou-denté(Article écrit par Stéphanie Aten)

On me le dit souvent : « T’as pas le profil ».
Petit gabarit, taches de rousseur qui me donnent l’air d’une ado, mon imaginaire pour boussole. Rien en commun avec le monde des armes, de la manipulation psychologique, des agents secrets, de la violence, de la testostérone… C’est vrai.
Sauf que…

Plus on est petit, plus on a de carafon, et j’ai toujours été fascinée par l’action. J’ai d’ailleurs cherché plusieurs fois à en faire partie, mais la vie a une fâcheuse tendance à vous remettre continuellement à votre place par des travers imposés. J’ai donc fini par piger :

« Ton talent, c’est l’écriture, scotche-toi à ton clavier ! ».
Message reçu, je m’y suis collée.

C’est sur le papier que tout explose. Les mots deviennent mes armes, les intrigues sont mon champ de bataille, mes personnages mes meilleurs alliés, et ma passion pour la « fiction » une réalité alternative.

Alors une femme qui écrit de l’espionnage, est-ce intéressant ou ennuyeux ?
Qu’est-ce que ça a de plus, ou de moins, que les Ludlum, Clancy, Littell, et autres auteurs mâles aux bijoux de famille bien accrochés ?

Une semaine en arrière, je suis allée « pitcher » un projet de série télé à une maison de production (je suis scénariste aussi, on se refait pas). Une série sur un agent secret, mais avec vue sur l’intérieur : ses souffrances, ses difficultés, ses conflits personnels, bref.
C’est là qu’on m’a donné la réponse à la question ci-dessus : « Votre plus gros atout, c’est l’approche. Une femme commence toujours par décortiquer la psychologie d’un personnage, jusque dans ses sentiments, avant de s’attaquer à ses actions. Ça donne généralement des héros beaucoup plus vrais et profonds que la moyenne ».

Je suis donc heureuse de vous le confirmer : une femme qui écrit de l’espionnage, c’est différent parce que l’angle d’attaque est différent. Un homme d’action, même très con, reste un homme. Avec des motivations jaillies d’un passé, des aspirations prédisant un avenir, des conflits refoulés et des problèmes à régler. Un homme d’action est un homme normal vivant dans l’anormalité, et c’est cet aspect que je trouve intéressant d’étudier.

Cela fait-il de mes histoires, des analyses psycho-thérapeutiques soporifiques ?
Pas du tout.S.Aten - La 3e Guerre

Comme je partage ma vie avec un ancien homme d’action, non seulement je connais par cœur l’antre secrète de ces énergumènes atypiques, mais en plus, j’ai accès à toutes leurs techniques : close combat, armes, espionnage, filatures, stratégies… Une mine vivante, vibrante, source perpétuelle d’inspiration et de réalisme. Outre mon approche féminine, vous trouverez donc chez moi un goût certain pour les scènes d’action pures, pour le concret, le franco de port, le direct.

En conclusion : une femme qui écrit de l’action et de l’espionnage, bien informée et bien formée… ça donne « La 3e guerre ».

Les critiques et chroniques qui se cumulent jusque sur Mediapart, Attac-Belgique, la Suisse… devraient achever de vous convaincre que nous, les filles… pouvons très bien être des Lara Croft en puissance ! Dans ce livre, vous trouverez même une documentation poussée sur les rouages de notre Monde… et comment les démonter !

Bonne découverte, Messieurs Dames !

 


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    2 Commentaires

  1. J’ai beaucoup aimé lire votre billet. Pourquoi mettre en avant des préjugés sur les capacités de la femme? Ne dit-on pas que derrière chaque homme de pouvoir, il y a une femme? Je serai donc d’avis qu’une femme pourra être capable de se lancer sur un créneau essentiellement embrassé par la gente féminine, notamment en termes d’investigation, d’enquête de moralité… A très bientôt! Gilles.

    • Merci Gilles. J’ai tenu à mettre cet aspect en avant, car il est souvent méconnu, et pourtant tenace. Même JK Rowling s’est vue conseiller de se cacher derrière des initiales pour que son Harry Potter ait toutes les chances de prendre son envol ! Je trouvais que cet obstacle supplémentaire qui se dresse parfois sur la route des auteures méritait d’être mentionné. Merci pour vos encouragements ! Au plaisir :).

      Stéphanie Aten

      14 mars 2015

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